Bamako, capitale poussiéreuse

Bamako, capitale  poussiéreuse

Bamako, capitale  poussiéreuse

C'est de la capitale malienne j'irai vous parler en ce jour. Autrefois la coquette, aujourd'hui, Bamako a perdu son éclat, elle ressemble plus à un village perdu en plein désert qu'à une capitale du 21e siècle. Rares sont les voies dans la capitale malienne où la poussière n'a pas élu domicile. De la commune I à la commune VI, c'est comme si on roulait dans des sacs de ciment. Des cheveux aux orteils, tout se couvre de poussière. C'est tellement inquiétant maintenant qu'il interdit de se vêtir en blanc à moto sinon à ta destination, on te prendrait pour un fou, tellement tes vêtements seront bombarder de poussière. Mais d'où sort toute cette poussière ?
Cette poussière n'est pas étrangère à la capitale. Elle est le résultat d'une négligence totale de l'état de nos routes. Des voix où le bitume n'existe plus. Comment peut-on comprendre qu'en pleine capitale, en lieu et place de bitume, c'est du gravier qu'on verse comme si on était sur une piste villageoise. En pleine capitale, ce sont des machines caterpillars qui dégage le goudon on dirait dans une mine.
" je m'habille propre chez moi matin et arrivé au travail je deviens sale comme un orpailleur de la mine de Kenieba". " je suis asthmatique, pour ne pas tomber en pleine circulation, j'évite certaines voies de Bamako comme je ne suis pas véhiculée".
Les motoristes se plaignent souvent des conducteurs de véhicules qui conduisent souvent à vive allure en faisant lever plus de poussière. Mais est ce qu'on peut aussi rouler à la vitesse du caméléon avec son véhicule parce-qu'il ya des motorisent ? Je ne pense pas.
Tout le monde se plein.
Allez y vous-mêmes voir les policiers qui régulent la voix au terminus de Banakabougou, tellement qu'ils sont poussiéreux, même à 100fcfa, aucune personne ne les achèterait.
Mais tout ce qui est dit jusqu'à là, le pire c'est l'etat dans lequel se trouvent les aliments exposés dans cette poussière.
Il est difficile de faire quelques mètres sans voir des expositions de légumes, de fruits, de viandes ou de poulets bien braisés et aromatisés par la poussière. Qui les achètent ? C'est vous et nous. Poussière sur tes habits, sur tes mains, dans ton ventre alors comment veux tu que les maladies aient pitié de toi ? C'est impossible.
Si on exportait la poussière, Bamako serait la première exportatrice mondiale de poussière avec des réserves intarissables.
Pour rester propre et ne pas tomber malade, il faudrait que les usagers de la route sorte du sphère de simples mécontentements aux actions plus justes afin que les autorités en charge de ces routes soient alertées.
Cependant, des citernes remplies d'eau pour arroser ces routes en attendant des jours meilleurs ne serait pas mal de la part des autorités car même demain matin, sans ça, ils continueront à rouler dans la poussière.
Farafina Krymo 

Journal Le Coup