Mali-CEDEAO : Avancée des Lignes Soldée aux Déclarations d’Intention !

Mali-CEDEAO : Avancée des Lignes Soldée aux Déclarations d’Intention !

Mali-CEDEAO : Avancée des Lignes Soldée aux Déclarations d’Intention !

Le 9 janvier 2022, les autorités de la transition malienne n’ayant pas présenté un chronogramme électoral ni de calendrier pour les élections présidentielles initialement prévues le 27 février prochain, des sanctions sévères ont été infligées au Mali par la CEDEAO et l’UEMOA. L’avancée des négociations se limite aux déclarations.

La fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le Mali et les Etats membres de la CEDEAO, la suspension des transactions à l’exception des produits de premières nécessités et médicaux, le gel des actifs maliens au sein de la BCEAO, sont entre autres des mesures qu’ont été prises à Accra lors du sommet extraordinaire du 09 janvier pour contraindre les autorités de la transition malienne à présenter un chronogramme acceptable pour un retour à l’ordre constitutionnel. Lesdites sanctions ne concernant pas les produits alimentaires de grande consommation, les produits pharmaceutiques, les matériels et équipements médicaux y compris ceux pour la lutte contre la Covid-19, les produits pétroliers et de l’électricité, ...les exceptions faites pour les produits de base et de grande consommation viseraient, selon l’organisation, à épargner les populations. À la suite des évènements du 24 mai 2021, la CEDEAO a dépêché plusieurs missions au Mali conduites par l'ancien Président de la république fédérale du Nigeria, Goodluck Jonathan pour négocier les dates des futures échéances électorales et les autorités se seraient engagées à respecter le calendrier des 18 mois.

Les raisons des discordes , les discours du Premier Ministre Dr Choguel Kokalla Maiga faits rougir les yeux des chefs d’Etats de la CEDEAO et leur anges occidentaux , son Gouvernement est allé jusqu’à expulser le représentant permanant de l’organisation sous-régionale. Secundo les assises Nationale de « refondation » avec le chronogramme présenté comme l’une de ses recommandations aurait aussi beaucoup contribué aux discordes entre les autorités maliennes et de l’organisation sous-régionale. Si aucune des deux parties n’exclue les issues du dialogue, pour l’heure, l’avancée des lignes demeure soldée aux déclarations d’intention. L’organisation de son coté, dans un communiqué rendu public en fin janvier, rappelle que dans le cas du Mali qu’elle attendrait des autorités militaires de la Transition un calendrier raisonnable et réaliste pour la tenue des élections. Les sanctions seraient levées progressivement sur la base de ce chronogramme et de sa mise en œuvre diligente et satisfaisante. Cette levée des sanctions dépendrait de la volonté politique des autorités de la transition militaire d’organiser les élections dans un délai raisonnable.

Les effets secondaires des sanctions commencent à faire surface même si nombreux sont des maliens minés par les fibres nationalistes. Des commerçants ont des marchandises bloquées aux frontières, la flambée du prix de certaines matières de première nécessité est aussi déplorer . Le mieux serait d’engager un dialogue franc et sincère avec l’organisation sous régionale ou de la quitté pour une sortie de crise. C’est toujours en discutant qu’on parvient sur un accord.

Bakary Traoré

Le Coup, le 11 février 2022