Kita et les menaces terroristes, les autorités interpellées !

Kita et les menaces terroristes, les autorités interpellées !

Kita et les menaces terroristes, les autorités interpellées !

Au paravent, quand on parlait du phénomène terrorisme, les regards se tournaient solidement vers le nord et plus récemment vers le centre.

De nos jours, les attaques terroristes se font sentir un peu partout à travers le pays. Les autorités du pays sont interpelées à s’y impliquer. Les récentes attaques dans certaines localités nous démontrent qu’il n y’a probablement aucune contrée de ce pays qui soit véritablement épargnée des pratiques malsaines des forces du mal. C’est pourquoi nos dignitaires doivent redoubler d'efforts qualifiables et quantifiables pour y faire frein. Plus particulièrement, le « cercle » de Kita fraîchement devenu région, ne fait pas d’exception. Les populations vivent dans une inquiétude sans fin à l’heure où nous sommes.

« Au paravent, on sortait le matin quand on le voulait et on revenait à la seconde choisie. Et pour ça, n’importe quand. On parcourait de village en village sans se faire de souci quand aux probabilités de se faire braquer, sauf ceux qui avaient peur. De nos jours, il est difficile ou même risquer de parcourir une vingtaine de Km2 sans rencontrer des individus ou échapper à une tentative de braquage », nous a indiqués une source sous anonymat dans un village, plus précisément dans la Commune de Gadougou I (Sagabari), avant de poursuivre : « il arrive le plus souvent d’entendre des ronronnements de motos puis ces bruits s’éteignent dans la nature sans savoir leur destination. C’est inquiétant ».

Et pour faire des précisions sur leur récit d’implantation, nous-a-t-elle avancé que depuis presqu’une année, des vendeurs ambulants marchaient tout au long des kilomètres, pour proposer en vente leurs articles dont les prix variaient entre cinquante (50) à cent (100) de nos francs. Sans mettre en cause l’exercice dudit métier, il précise que ces derniers consomment individuellement plus qu’une famille de trente bouches, avait-il sourit, puis se pose cette question : « d’où vient toutes ces sommes colossales ? Ils n’ont ni femmes ni enfants en compagnie, roulant sur des engins à deux roues flambant neuves, passent le plus clair de leur temps dans des mosquées. Comment pouvez-vous imaginer qu’un chef de famille puisse abandonner sa femme et ses enfants sans raison valable ?...», se questionna-t-elle.

Tout en déclinant leur identité « ils ne sont ni des cultivateurs encore moins des éleveurs. Il arrive le plus souvent qu’en plein cœur de brousse l’on aperçoit des groupuscules d’individus réunis pour des motifs dont personne ne sait ». Parlant des autorités, il nous a affirmés qu’ils n’ont été voir aucune autorité sur la question, ayant comme excuse : la crainte ; puisque tout le monde se connait au village.

Profitent-ils de l’absence des porteurs (d’Etat) sur une distance de plus d’une centaine de kilomètres carrés, de la frontière guinéenne jusqu’à Kita ville, pour opérer à l’ombre ?

Il est légitime de préciser que les autorités doivent prendre toutes leurs responsabilités face à cette menace grave sur des milliers de familles pour éteindre cette vipère prepubère avant qu’elle ne dégénère comme l’ont été plusieurs coins du pays de manière triste. Le pays en a assez. Et s’il faut en rajouter, le coup serait intenable.

Qu’Allah bénisse le Mali et les maliens !

La rédaction du journal

Le Coup, le 02 avril 2021