Le temps au mauvais fixe pour les terroristes au Sahel : quelle perspective pour son éradication effective ?
Plusieurs pays du Sahel sont au goût du jour infestés par de nombreux groupes terroristes à savoir l'EIGS (affilié à Daech) ayant comme branche locale Dawatoul Islamia et le JNIM (affilié à AQMI) avec sa branche locale la Katiba serma de Macina. Les multiples opérations aéroterrestres en ce temps-ci mettent de plus en plus les forces du mal en débandade, les obligent à changer de mode opératoire et les poussent dans leurs derniers retranchements. Ce qui, de facto, est la suite logique de la fédération des efforts au plan politique entre les pays concernés s'extériorisant à travers le travail herculéen de terrain des armées respectives sur les théâtres d'opérations. De Niger en passant par le Mali au Burkina Faso.
Aujourd'hui, il n'est un secret pour personne la puissance de feu des Forces de Défense et de Sécurité ( FDS ) de ces trois pays frontaliers au premier chef le Mali suivis des deux autres.
L'hydre terroriste peine à dicter sa loi comme dans un passé récent où on assistait impuissant à la prise de nos camps militaires. Le dogme a changé. Tel est le fruit des efforts conjugués pour et dans l'intérêt des populations meurtries jusqu'au tréfonds. Faire fi de cela relèverait d'une aversion viscérale.
Faut-il le rappeler, dans chaque épreuve, Il est bien meilleur de tirer des leçons, des enseignements et poser des jalons convenables pour une porte de sortie idoine.
Quelle alternance pour une stabilité durable ?
Ce temps-ci serait sans doute celui d'un meilleur pour ces États assaillis par de nombreuses phalanges terroristes d'envisager d'autres paranoïa.
Il s'agit d'une part de maintenir l'équilibre d'harcèlement, d'autre part d'engager des négociations.
Dans ce cas, il faudrait miser beaucoup plus sur la communication sur les scènes de télévision par extension afin que des jeunes qui sont pris au piège comprennent qu'ils sont engagés dans une aventure dubitative au demeurant pittoresque ; leur faire comprendre qu'aucune religion ne passe d'éponge sur cette vie dissolue, de concussions et de vices criards qui donne le droit à un individu de violer des femmes, de tuer des femmes enceintes en compagnie des enfants mais surtout de razzia.
Outre, l'Etat doit encourager ceux qui ont la volonté de quitter les maquis à déposer les armes en créant, à cet effet, un camp d’internement tout en assurant leur sécurité sur la base d'un accord '' d'indulgence ''.
En tout état de cause, il faudrait secourir ces jeunes pris dans le filet de l'hydre terroriste à briser leurs chaînes.
La liste est loin d'être exhaustive.
Sans mettre en cause la quintessence de la lutte armée, il sied tout de même de se rendre à l'évidence qu'elle ne peut à elle seule résoudre ce problème . Il convient notamment de s'atteler aussi bien aux volets économiques, de sensibilisation, géopolitiques que geostrategiques.
Le terrorisme n'a ni couleur ni ethnie encore moins de religion. Les terroristes n'ont aucun objectif stratégique. Pour la Katiba serma composée en partie des maliens, c'est combattre les symboles de l'Etat ; pour Dawatoul Islamia affilié à l'EIGS composé essentiellement d'étrangers, c'est de détruire tout sur leur passage.
Dans cette lutte, il serait bon de savoir manier la bâton et la carotte.
#KémokoDiabaté #SS #LeCoup
Le Coup, le 26 mars 2023