Les Belles Histoires d'Afrique

Les Belles Histoires d'Afrique

Notre plaisir est non seulement de vous informer mais aussi de vous raconter de très belles histoires émouvantes d’Afrique qui vous serviront, d’une part, de détente, et d’autre part, vous faire connaitre d’autres réalités et difficultés au-delà de vos milieux de vie. Les difficultés vont de paires avec la vie de tout homme, on ne doit guère les fuir mais les affronter. Vous en savez autant, mais on ne finit jamais d’apprendre. Comme la vie est un perpétuel recommencement, décidemment, l’être humain est un apprenti en perpétuel changement. Avant tout, nous nous exigeons une reconnaissance sans merci à l’endroit des vieux griots qui nous ont précédés, et qui ont joué un rôle prépondérant dans la transmission des moments historiques des pays d'Afrique et ceux du monde entier, parmi lesquels Djeli-Morifindjan Diabaté, Kelemonzon Diabaté, Bintou-Fama Diabaté (le père de Siramory Diabaté), Mamadi Diabaté, paix à leurs âmes ! Nous avons autant d’autres génies de la parole qui vivent toujours dont Djéli-Bakary Soumano, une bibliothèque vivante. Le griot «Djéli », donc le sang de la société, est le garant des coutumes, le communicateur traditionnel, le gardien des traditions, le messager de la morale sociale, le dépositaire de la mémoire collective mais les nobles sont détenteurs, c’est-à-dire c’est eux qui font les actes de bravoure et viennent déposer chez les griots. Nous vous raconterons l’histoire d’une jeune femme à partir d’aujourd’hui, du nom de Tabara, retenez bien ce nom «Tabara » ! Ainsi, revenez désormais chaque vendredi pour ne rien manquer !...nous nous servirons de deux dictionnaires : un dictionnaire français « le Robert » et le second est notre propre dictionnaire « Mon Inventaire des particularité lexicales », uniquement pour vous orienter au fil du temps. Ce jour, le père de Tabara l’avait commissionnée d’aller acheter du fagot au marché avec comme instruction, celui qui lui vendra le fagot fera une livraison à domicile pour elle. Une fois au marché, -Ma sœur, que cherches-tu ? Demanda un premier vendeur. -Comme elle est belle ! dit un autre accoté sourdement. -Je cherche deux tas de fagots! Dit-t-elle fièrement. -D’accord, te voici des tas différents avec des prix abordables. Et ceux-ci s’allument vite. C’est la meilleure qualité, assura-t-il. Elle acheta deux tas et dit ses conditions au vendeur. Ce dernier furieux lui répondit sèchement et lui jeta brusquement la somme d’argent qu’elle lui avait remise. Tabara fit l’objet des mêmes grossièretés de la part de deux autres vendeurs jusqu’au quatrième vendeur qui, l’accueilli avec humilité et respect. -Pourquoi ne pas amener la charge chez vous ?...je suis venu pour travailler et je n’ai pas de temps pour l’orgueil, dit le quatrième vendeur assurément. Après avoir déposé la charge et bénéficié du remerciement de reconnaissance de la belle, le père de Tabara ouvrit sa porte et l’appela. La maison était bien construite. -J’ai déjà reçu mon argent, dit le vendeur. -Je t’ai dit de venir ! Menaça Père-Saibou (le père de Tabara). -Mon père, si le fait que je suis venu accompagner votre fille ne vous a pas plu, je ne le répéterai plus. Rassurez-vous, je franchirai plus le seuil de cette maison. Elle n’est ni mon amante et je ne l’ai guère prouvé mon amour, s’inquiet a-t-il. Si je suis rentré dans cette maison ne vous a pas plu, je ne reviendrai plus jamais ici. Pardonnez-moi à cause de Dieu, avança-t-il, estomaqué, lamentablement. -Toi tu es quel type d’homme?...c’est moi qui te l’ordonne ! Insista Père-Saibou. Ainsi, pour signe de respect et par crainte de ne pas faire l'objet d’un procès public, le pauvre vendeur alla répondre à l’appel du vieux au troisième étage du building. Tabara et ses parents vivaient heureux et modestement dans cette maison bien battit. Il instruisit au vendeur d’aller se laver, et à sa sortie, il lui fut présenté des nouveaux vêtements avec à l’appui un plat délicieux qu’il n’aurait jamais espéré goûter. Le père de Tabara était décidé à jamais de la donner en mariage au vendeur de fagots, un mariage d'exception et, loin du rêve des jeunes filles du même âge que Tabara : Allah-mandi (selon mon Inventaire des particularités lexicales signifie une offre au Tout Puissant, c'est-à-dire donner sa fille en mariage sans réclamer des frais de dote)... Revenez bientôt ! Historien_du_Journal

Le Coup : le 23 Octobre 2020