CHRONIQUE DE KRYMO : Au lieu de l'électricité, L'EDM fournit désormais de la lacrymogène L'EDM( Énergie du Mali),
cette entreprise devenue tristement célèbre par la qualité médiocre de son service vis à vis de ses consommateurs n'est pas à son dernier exploit triste. Alors que tout le monde cris son ras-le-bol, pas moins d'une semaine que le Ministre de l'énergie et de l'eau tenait une conférence de presse pour expliquer le pourquoi de ces délestages intempestives qui mettent en mal la population. Devant un parterre de journalistes, le Ministre a beaucoup parlé mais n'a pas eu de solutions concrètes pour sa population plongée à chaque instant dans le noir, la chaleur avec les activités qui prennent un coup à chaque coupure. Comment peut-on se fier sur des douahs, bénédictions faites implorant le Seigneur de nous venir en aide alors que la solution se trouve dans nos mains ? Est ce possible que Dieu descende pour nous donner de l'électricité ? Au lieu que cette sortie du Ministre soit une solution, elle est venue s'ajouter au nombre déjà trop élevé des frustrations. Une date est donnée pour se faire entendre pacifiquement devant la direction générale de L'EDM. Mais au lieu d'apaiser la tension des manifestants, les forces de l'ordre ont été dépêchées pour servir de lacrymogènes. Gazer hommes et femmes parce qu'ils veulent de l'électricité. À la limite, on pourrait demander dans quel pays sommes nous si on ne peut plus manifester pour les choses les plus élémentaires. En 2021, en plein 21e siècle, la capitale malienne ne peut faire un jour sans connaître de coupures. Le nombre d'appareils qui sont endommagés par jour sont nombreux, et que dire des ouvriers qui n'arrivent plus à faire de bons rendements juste parce que l'électricité fait défaut ? Que l'EDM comprenne que la solution ne se trouve ni dans des douah ni dans des gaz lacrymogènes mais plutôt dans leurs compétences à travailler en écartant corruption et laisser aller dans cette entreprise devenue aujourd'hui la risée de toute la sous région. Farafina krymo
Le Coup, le 23 avril 2021