L'obtention du RAVEC : un véritable casse tête !

L'obtention du RAVEC : un véritable casse tête !

Chronique de Krymo : L'obtention du RAVEC : un véritable casse tête ! C'est plus que difficile aujourd'hui, pour avoir le rang à bamako et faire son RAVEC est devenu presque impossible. Dans toutes les mairies, c'est la même chanson après de longues heures d'entente devant la mairie, si ce n'est pas: "le nombre de personnes que nous devions prendre aujourd'hui est atteint, revenez demain", c'est: "la machine est tombée en panne, retournez et revenez demain". Ce ne sont pas les nouveaux bacheliers qui viendront contrarier ces propos, eux qui ont désormais élu domicile devant chaque mairie du district . Ils sont nombreux ces bacheliers qui font les allés et retour, passent souvent la nuit devant les mairies rien que pour faire le RAVEC, mais qui retournent chez eux bredouilles, sans pouvoir avoir accès à la cour de la mairie. Pourtant, sans le fichier individuel pour finaliser son statut de boursier, l'étudiant(e) ne peut en aucun cas toucher à sa bourse. C'est en cela que chaque année, des centaines d'étudiants perdent leurs bourses juste parce que les structures (mairies) qui doivent les permettre de faire le RAVEC et avoir le fichier individuel ne font que briser leurs rêves d'étudiants boursiers. Si c'est le cas maintenant, c'est parce que les méthodes ont changé. Cette affaire de RAVEC est devenue un vrai business pour certains donc désormais pour l'avoir facilement, il faudra coût que coûte passer par leurs différents canaux, c'est dire passer par certains parents travaillant à la mairie, soit mouiller la barbe à certains personnes qui vivent de business devenu tristement célèbre à bamako. Sans cela, tu pourras passer plus d'une semaine devant les mairies sans que les agents ne remarquent ta présence. C'est en cela qu'est né le malheur des nouveaux bacheliers qui n'ont ni proches travaillant à la mairie, ni moyens pour accélérer le processus d'obtention de ce sesam tant convoité après le baccalauréat. Mais pourquoi pour éviter tout cela les autorités n'installent-elles pas des points de recensements devant l'université pour les étudiants, et en plus permettre à d’autres structures de produire les fichiers individuels, ou même mieux, avec l'internet créer une plate-forme où les demandeurs pourront passer pour l'avoir en quelques heures , surtout les nouveaux bacheliers venus des régions dont la bourse permettra de tenir un peu cette galère infernale de Bamako. Farafina krymo Le Coup, le 15 janvier 2021