SOMAGEP, une société qui déçoit plus d'un !
Il y'a toutes sortes de crise au Mali: crise sécuritaire, crise alimentaire, crise éducative, crise de l'eau, ...ect...
Aujourd'hui, nous nous pencherons sur celle de l'eau avec sa société de tutelle qu'est la SOMAGEP( Société Malienne de Gestion d'Eau Potable).
Le Mali est un pays où la politique de prévention n'existe plus. Le problème même détecté, est souvent déplacé d'un point A vers un point B, mais n'est jamais résolu. C'est le cas de cette crise d'eau dans certains quartiers de Bamako.
Certains robinets de la capitale peuvent faire la semaine sans enregistrer aucun passage de goutte d'eau. Les habitants de ses quartiers ont obligés de se rendre dans d'autres quartiers avec de bidons pour se procurer de l'eau. Mais dès la fin du mois, les agents de la SOMAGEP frappent à toutes les portes en présentant des fractures. Ce sont des scènes énervantes car quand tu imagines que tu souffres pour avoir de l'eau et quelqu'un vient te présenter une facture. Tu te demande si vraiment tu es celui qui a consommé cette facture.
Les habitants de certains quartiers de la commune 6, la plupart des élèves et étudiants, abandonnent cahiers et livres pour veiller la nuit dans le but d'attendre l'arrivée de l'eau.
Plusieurs manifestations pour pallier à cette crise d'eau mais le problème demeure.
La remarque faite dans cette affaire, c'est que ce n'est pas la population qui n'a pas les moyens de se procurer de l'eau potable fournie par la SOMAGEP, mais c'est plutôt cette entreprise qui est incapable de fournir de l'eau à tout Bamako.
Une entreprise naît, accroît son chiffre d'affaires et son rendement en satisfaisant sa clientèle. Mais c'est tout le contre chez la SOMAGEP, car la clientèle n'est pas satisfaite vu que le service rendu est en deçà de la demande. On se demande parfois où va tous ces milliards que récoltent ces entreprises.
En tout cas la population n'est pas content du fonctionnement de cette société alors il lui revient de revoir son mode de gestion sinon chaque jour qui nait augmente en nombre les consommateurs de l'eau de la capitale.
Farafina krymo
Journal Le Coup