Entre corruption et malversation : la mairie de Mahou et ses mille et un problème !

Entre corruption et malversation : la mairie de Mahou et ses mille et un problème !

Entre corruption et malversation : la mairie de Mahou et ses mille et un problème !

Si l'idée de la décentralisation est le rapprochement des services centraux à la population et le transfert d'une partie du pouvoir aux collectivités territoriales, la réalité est tout autre, car c'est devenue une source d'enrichissement pour certains élus locaux. Il n'est pas sans rappeler que la corruption et la malversation dans les mairies font la Une de plusieurs journaux.

Cette épidémie qui affecte le développement des communes, Mahou ne fait pas d'exception. En effet, depuis courant 2020, rien ne va entre le maire, en la personne Mr Sékouba SAMATÉ et ses conseillers sur la gestion du mairie. Ces derniers l'accusent de "détourner" certaines fonds de la commun mais aussi de sa non consultation du conseil communal sur certaines questions cruciales.

Tout a commencé par un prétendu voyage du maire pour le Canada afin d'aller chercher des partenaires qui pourraient aider la commune. Une somme aurait été débloquée dans la caisse à cet effet. Loin, certaines (AV cotonniers) auraient décaissé des sommes pour le maire pour le même projet concernant son départ pour le Canada. La poudre aux yeux est que c'est la capitale ( Bamako) qui a été choisie par le Maire en lieu et place du Canada après avoir perçu les sommes collectées par les populations villageoises. Il s'est retourné au village après un temps de séjour à Bamako. 

Un autre problème a aussi bouilli la marmite, celui du découpage administratif. Au moment que tout le village souhaitait le ralliement de la commune à Koury qui est érigé en cercle compte tenu de la distance à quelques vingt cinq (25) km de Mahou, le maire aurait opté pour yorosso dont le ralliement est un calvaire pour les habitants du village puisque pour des simples documents administratifs, il faut prendre toute une journée bien sûr à cause de la distance à parcourir qui va au-delà d'une cinquantaine de kilomètres. 

Et c'est le problème de la gestion de l'argent des CGS ( Comité de gestion scolaires) qui a été la goûte d'eau qui a fait déborder vase. Alors que les textes sont très claires sur cette question qui soulignent que le maire n'est qu'un simple observateur et en aucun cas il ne doit s'interférer dans la gestion de ces CGS. Chose qui a manqué à notre élu. C'est lui qui forme des bureaux et les dissout en sa guise. Il n'est pas inutile de faire l'apanage qu'il a su diviser le village à cause de ce problème. Les chefs coutumiers qui, bien sûr, ne connaissent pas les textes et les prérogatives d'un maire, pensent que le maire a un pouvoir plénipotentiaire. Donc tout lui est permis. Soucieux de la quiétude et l'ordre public, ces derniers ne pouvaient que se laisser faire car c'est ce qu'il leur a expliqués. C'est le même cas pour les Sages du village également. Qui connaît Mahou ne doit en aucun cas oublier le rôle cardinal qu'occupe la tradition. Il est parmi les villages attachés encore à la tradition et c'est le côté que le maire utilise afin de soutenir ses projets mal saints.

Un village dont le premier pilier est le respect mutuel, de l'aîné et de la promotion de la justice sociale car tous ont des liens de parenté. La justice sociale occupe la première place pour le règlement des différends. De ce fait, beaucoup sont intervenus pour dissuader le maire, des vieux plus âgés que lui, des cadres et personnalités du village et tout ça sans suite favorable. Il pense avoir seul la vérité sous la langue. 

Des sommes d'argent faramineuses auraient été, par le passé, détournées avant d'être restituées grâce à la mobilisation générale de la jeunesse et les conseillers communaux que toutes ces sommes lui ont été retirées. C'est à la lumière de ça aussi que des soupçons de détournement qui s'élèverait à des quarantaines de millions lui sont tout de même reprochés. Raison pour laquelle son compte administratif a été rejeté par le conseil communal. Au moment où nous mettons cet article sous l'égide de presse l'affaire est, selon les sources proches du dossier, devant le Tribunal de Yorosso.

Moutere D Koné

Le Coup, le 10 juin 2022