La CEDEAO vers la Création d’une « Force Anti Putsch ».

La CEDEAO vers la Création d’une « Force Anti Putsch ».

La CEDEAO vers la Création d’une « Force Anti Putsch ».

 

C’était à l’occasion d’une conférence de presse tenue à l’occasion de l’arrivée du Président de la République française en Guinée-Bissau lors de sa récente tournée africaine.

Le Président Bissau Guinéen a annoncé la possibilité de la création d’une « force anti-putsch » le projet serait déjà sur la table.

Il faut noter que le Président Umaro Sissoco Embaló en plus d’être le Président de la Guinée est le Celui en exercice de l’Organisation sous régionale CEDEAO qui regroupe en son sein une quinzaine de pays. 

 

Alors que le Burkina Faso, le Mali, le Nigeria et récemment le Togo de Faure Essozimma GNASSINGBE, tous membres de la Communauté, sont en proie au terrorisme, cette annonce a été faite par le Président en exercice de l’Organisation. « Le ministre d’Etat et des Affaires étrangères de Guinée-Bissau se rendra au Mali pour rencontrer la junte, puis moi-même je serai au Mali, au Burkina-Faso puis en Guinée pour discuter avec nos frères maliens », a lancé à la hussarde le Président Bissau Guinéen, Umaro Sissoco Embalo, en marge d’une conférence de presse tenue dans la capitale du pays. Il précisera plus tard qu’il serait déjà sur la table de l’Organisation qu’il dirige, la création d’une « force anti-putsch ».

 À lui en croire, il serait inadmissible au 21ème siècle de tolérer la « rupture de l’ordre constitutionnel », a t-il insisté. 

 

S’il y a une seule chose qui manque aux politiques et dirigeants africains, c’est le réalisme politique et ils s’attellent toujours aux conséquences en lieu et place des causes. Ils ne se remettent jamais en cause. Dans ses interventions, aurait-t-il sans doute oublié de souligner « la mauvaise gouvernance » en compagnie du phénomène de « 3ème mandat » en toute impunité et sans gêne qui fait monnaie courante dans beaucoup de nos Etats. Il est important de préciser que la plupart des coup d’états en Afrique proviennent de l’incompétence notoire et délétère de ses dirigeants. Egalement, est-il grandement temps pour eux de comprendre que les temps ont changé et que les mentalités commencent sérieusement à évoluer. 

Est-ce aussi une manière d’activer « la force en attente de la CEDEAO » sous couvert d’une éventuelle « force anti putsch » ? 

Kémoko Diabaté

Le Coup, le 05 Août 2022