Oudjeli-Makan, épisode 9

Oudjeli-Makan, épisode 9

Oudjeli-Makan, épisode 9

Face au refus de Kémo-Djou-Manté de lui donner à manger, Oudjeli-Makan poursuivit son trajet. Il commençait à avoir des migraines. Arrivée au fond de la brousse au coucher du soleil, il se souvint des mots d’adieu de sa maman Nan-Kolokan qui lui dit « fils, s’il t’arrive d’être face à des situations difficiles en aventure, n’oublie pas ton Seigneur, prends ce tapis de prière et prie, n’oublie surtout pas de dire mon nom à la fin… ». Ce qu’il fît :

- S’il est vrai que ma mère a souffert une seule soirée dans son foyer, que rien ne m’arrive en plein cœur de cette forêt, avait-il dit avant de se coucher.

Au lendemain matin, sur son chemin, il tomba sur un village. Dans sa famille d’accueil, il y avait un vieux dénommé N’fa-Daba. Il n’avait plus d’enfant en dehors d’une seule fille communément appelée Nadouba, son épouse, ses frères et tout le reste de sa tribu étaient mort. Un vieux poisseux, disaient les gens de son village. Il y avait aussi un jeune d’un pays lointain qui avait vécu sept ans de sa vie dans la demeure du vieux. Il se nommait Fenko-Balla. Quand il s’était rendu compte que son tuteur pouvait difficilement survire à sa maladie, il vint réclamer à sa fille tout l’argent que lui avait-il confié :

-Nadouba, il est temps pour maintenant de rentrer chez moi après sept ans de voyage, dit Fenko-Balla.

-D’accord. J’informerai mon père, répondit Nadouba.

-Dis-lui aussi que je veux cette fois ci rentrer avec mon argent.

-J’ai vérifié mais ton argent n’est pas au complet.

-Et vous devez me payer car je sais que ton père ne survira pas à cette maladie.

Nadouba pleura de toutes ses forces. Elle était seule sans soutien. La vie ne lui avait pas sourit très tôt pour qu’elle pût avoir un mari pour construire un foyer. Toute sa vie, son quotidien se résumaient sur l’entretien de son père. Avec ses cris de lamentations, les gens du village s’invitèrent dans la famille. Si certains compatissaient à la souffrance de la jeune Nadouba, d’autres marmottaient des paroles méchantes sur le pauvre vieil homme.

C’était dans ce climat tendu que Oudjeli-Makan demanda à Fenko-Balla la somme exacte et s’engagea à lui payer…

A vendredi prochain !

Historien du Journal

Le Coup, le 08 avril 2022