UN REGARD SUR MES VOISINS, LES HUMAINS
Il m’a fallu du temps pour observer les humains. Il m’a fallu du temps pour tenter de comprendre ce qui les rend si différents de nous. Il m’a aussi fallu du temps pour coucher ces pensées sur du papier. Mon regard et mon opinion étant à la fois trop panoramiques que mitigés par rapport à autant de choses qui me restent à découvrir chez ces êtres.
J’ai quand même conclu qu’il leur manque une bonne dose d’humilité et de sagesse dans ce qu’ils font sur terre.
Sinon, nous savons tous que l’être humain vient au monde faible, vulnérable, sans nom ni prénoms, dépourvu de tout matériel et nu comme un ver de terre. Il retourne également ainsi d’où il vient, aux oubliettes ! A la naissance, il n’a que ses sens pour faire connaissance avec le nouveau monde qui l’accueille comme il est (petit et faible).
Ça c’est évident comme les œufs de l’autruche exposés en pleine lune. Mais seulement caché à ceux qui sont atteints de cécité nocturne survenue au cours d’une nuit d’éclipse lunaire.
Mais voilà ! Il suffit d’un rien pour que l'Homme se tape la poitrine disant « je suis ceci », « je suis cela », « j’ai fait ceci », « j’ai fait cela » avec toutes les prétentions que la nature a su lui donner.
Les humains (ils ne sont pas tous) passent presque tout leur temps à courir après la gloire, le pouvoir et l’opulence. Ils aiment ériger des monuments à leur noms; se faire décerner des décorations oubliant qu’il y a un autre sens à la vie. Je pense au vrai sens. Il s’agit de savoir : qui sont-ils et pourquoi vivent-ils ?
Seuls les doués d’intelligence (je veux dire les plus humbles et les plus sages) savent réfléchir à ces questions. Alors, "la réflexion étant le retour de la pensée sur elle-même", je laisse ce précieux soin à mes chers voisins, les humains. Heureux sont ceux qui savent écouter et méditer profondement.
Euh…j’oubliais ! Ne m’en voulez-pas chers lecteurs. Je ne suis qu’un petit extraterrien !
Il m’a fallu du temps pour observer les humains. Il m’a fallu du temps pour tenter de comprendre ce qui les rend si différents de nous.
