LES BELLES HISTOIRES D’AFRIQUE : (Allah-mandi), épisode 2

LES BELLES HISTOIRES D’AFRIQUE :  (Allah-mandi), épisode 2

LES BELLES HISTOIRES D’AFRIQUE : (Allah-mandi), épisode 2 Notre plaisir est non seulement de vous informer mais aussi de vous raconter de très belles histoires émouvantes d’Afrique qui vous serviront, d’une part, de détente, et d’autre part, faire connaitre d’autres réalités et difficultés au-delà de vos milieux de vie. Les difficultés vont de paires avec la vie de tout homme, on ne doit guère les fuir mais les affronter. Vous en savez autant, mais on ne finit jamais d’apprendre. Le vendeur après s'être lavé très proprement avec un sceau d’eau d’un degré constant , au dessus d’un étage qu’il n y avait jamais vu pareil, pris son petit déjeuner, Tabara invoqua à Père-Saibou les grossièretés dont elle fut victime au marché, voire échapper à des coups de gifles. -Tu m’avais suggéré de te donner en mariage à un homme respectueux et courtois, non ? -Oui père ! Je le trouve ainsi car c’est bien lui qui a essuyé mes larmes au marché pendant que d’autres me boudaient. -Mon fils, la fille dont tu as amené les fagots jusqu’ici est désormais la tienne. Je prends le Tout Puissant en témoin en lui confiant cette fille (ma fille) et à son prophète (PSL). Je te la confie et agarde-la entre ta peau et ta chaire. Il y a deux boutiques remplies de marchandises différentes, quand tu finiras à les vendre, rentre chez toi avec ta femme, dit Père Saibou. -Ce n’est pas moi qui te les ai données mais plutôt : ton respect, ta courtoisie et ton humilité, conseilla Père-Saibou. Les larmes chaudes du jeune se conclurent aux rires gras. -Le gars répliqua ainsi « Al-Hamdoulilahi-Rabilalamiina, je dis aujourd’hui au revoir à la pauvreté », (selon mon Inventaire des particularités lexicales signifie gloire à Allah ! Le plus Miséricordieux –le vrai Miséricordieux). Quand les vendeurs arrogants du marchés apprirent cette nouvelle, ils firent couler des larmes chaudes pour dire « nous sommes tous des damés malchanceux). Qu’est-ce qui leur avait fait cela ? l’orgueil. C’est ce dernier qui métamorphose un grand exploit en petit, même un grand homme en un pou, (selon le dictionnaire français le Robert, c’est une personne qui montre une opinion très avantageuse qu’une personne a de sa propre valeur aux dépens de la considération due à autrui, la satisfaction d’amour-propre que donne quelqu’un, un arrogant). Il diminue la valeur sociale de l’homme, l’humilie et peut même diminuer la chance de l’homme sur plusieurs plans. Le vendeur de fagot et « le désormais mari de Tabara » proposa toutes ses marchandises en vente moins cher pour retourner dans son village tout heureux. Après le compte, il réunit une somme d’argent estimé à quarante millions, puis réclama sa « bien-aimée ». Il présenta tout ce qu’il avait reçu au cours de son exode rural à la famille et le nom de Tabara changea en « Allah-mandi ». Elle fut une femme de foyer digne de ce nom, courageuse, respectueuse et une très bonne conseillère pour son mari.

-Au lieu d’en finir avec tout cet argent, je souhaiterais que vous envoyez vos deux parents biologiques faire le pèlerinage à la Mecque, conseilla un jour, Allah-Mandi à son mari.

Le mari trouva cette suggestion conséquente et se lança dans cette allure, or à l’époque, quand une personne décidait d’aller en pèlerinage si la personne ne mourait pas, une grave maladie l’empêcherait. Son mari inscrivit le nom de son père sur la liste de pèlerinage, avant le mois prévu il rendit l’âme, parallèlement pour sa mère. Dieu ne leur avait pas accordé cette chance. Il décida lui-même d’aller en pèlerinage l’année suivante et que s’il restait toujours en vie. Le moment du « Hadji » vint trouver sa somme d’argent minime. Nonobstant, il maintint sa décision.

-Le moment de mon voyage saint est arrivé et, je te conseille de rentrer chez toi mais aussi te marier à l’homme de ton choix. J’irai malgré l’argent que j’ai soit minime. Je respecterai cet engagement pris avec Dieu, dit-il à Allah-mandi.

-Partir est une obligation pour moi bien qu’étant pauvre, je le ferai à pieds, et qui, me coutera sept ans pour l’aller et sept ans pour le retour, soit le statistique d’une quatorzaine d’années, expliqua-t-il.

-Les lois d’ici punissent sévèrement l’infidélité : lorsqu’on surprend une quelconque personne on la lapide. Le mieux serait de rentrer chez toi pour te remarier. Je ne souhaite pas que tu sois prise au même jeu car je pense très fortement à la façon dont je t’ai trouvée. S’il te plait, pardonne-moi à cause de Dieu et comprend-moi !... couronna-t-il avec une voix maternelle.

-C’est pour cela que vous voulez me répudier ?...demanda-t-elle.

-Oui, dit-il…

A vendredi prochain !

Historien

Le Coup, le 27 Novembre 2020