UN REGARD SUR MES VOISINS, LES HUMAINS Autrefois, dans les communautés humaines, la relation avait plus de valeur que l’argent.

UN REGARD SUR MES VOISINS, LES HUMAINS Autrefois, dans les communautés humaines, la relation avait plus de valeur que l’argent.

UN REGARD SUR MES VOISINS, LES HUMAINS Autrefois, dans les communautés humaines, la relation avait plus de valeur que l’argent. En vérité, c’était lorsque les humains fréquentaient les mêmes écoles (de solidarité et de bienveillance) que nous. Ils agissaient de manière spontanée et désintéressée pour aider leur prochain en détresse quels que soient son genre, ses origines, sa couleur et ou sa religion. Ça restait un individu qui mérite d’être assisté. Un point, c’est tout ! Naturellement, cet individu se sentant redevable (dette morale) à ses bienfaiteurs, reproduisait la même action à d’autres. Ainsi, la scène se perpétuait au grand bonheur de tout le monde. L’on pouvait constater avec joie que le pauvre et le riche étaient tous égaux en terme de considération ou de traitement social. Seules les valeurs humaines que l’on affichait vis-à-vis des autres pouvaient valablement servir de "passeport", de "laisser-passer" permettant l’intégration dans cette communauté qui se conjugue désormais par le passé. La fortune, le rang social n’étaient perçus autrement qu’un don attribué à qui Dieu veut. Contrairement à nos jours, c’est bien l’argent qui fait les relations chez nos voisins. Enfin…presque. Autrement dit, si tu n’as rien, tu n’es rien qu’un vaurien (c’est l’impression qu’on te fait montre); à moins que tu ne sois encore capable d’une utilité quelconque (financièrement, matériellement ou moralement). Sinon après avoir épuisé tout son jus, comme une orange pressée, on te jette aux oubliettes. C’est ainsi que certains sont devenus de grand profiteurs opportunistes lorgnant toute occasion facile à saisir. Parfois, ils ne s’en cachent même pas. Là il n’est pas besoin que je fasse des illustrations. Ceux qui ont déjà vécu la situation savent de quoi je parle. En somme, l’être humain moderne ne fait plus rien pour rien à son prochain. En tout cas, pas gratuitement car il n’y a que la mort qui soit gratuite chez eux. Tout acte de générosité qu’il effectue est implicitement conditionné à un retour de l’ascenseur. C’est-à-dire « Si je gratte ton dos, après tu gratte le mien »; sans quoi, kana idjigui da dèmè kan ! Ah j’oubliais, gare à toi si l’on sent que tu n’es plus aux affaires, on te fuit comme une mouche devant le vinaigre. Môgôw magni dè !

Par l’extraterrien qui propose la naturalisation à tout humain désireux de couper les liens de parenté avec ce nouvel genre d’être humain.

 

Le Coup, le 12 février 2021