SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : L’IMBROGLIO POLITICO- JUDICIAIRE DE L’AFFAIRE DITE DE L’AGRESSION DU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION

SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX :  L’IMBROGLIO POLITICO- JUDICIAIRE DE L’AFFAIRE DITE DE L’AGRESSION DU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION

SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : L’IMBROGLIO POLITICO- JUDICIAIRE DE L’AFFAIRE DITE DE L’AGRESSION DU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION :

Contre toute attente, le Gouvernement du Mali a communiqué hier soir pour annoncer le décès du présumé agresseur du Colonel Assimi Goita. Du début de cette affaire jusqu’à maintenant, que d’incohérences, de non dits, de Mic-mac et de contradictions

Je ne m’attarderai pas sur le mode opératoire du principal suspect qui a voulu attenter à la vie du Chef de l’état. Utiliser une arme blanche avec tout le cordon sécuritaire pour egorger un président : Est ce vraiment réfléchi ? Voulait il réellement attenter à la vie du Président au risque de se faire tuer avant ou pendant l’acte ( Obligé d’être prêt de la cible pour l’atteindre avec le couteau ). Passée cette étape, que dire des contradictions flagrantes entre les déclarations du Président et celles du gouvernement ?

Quand le Président dit qu’aucun élément n’a été blessé en rassurant l’opinion, le PM sort pour dire que le Pdt a été blessé. Quand le Pdt dit que c’est un acte isolé, le communiqué laconique du gouvernement affirme qu’il ne s’agit nullement d’un élément isolé. Et que la mort du suspect ne met pas fin à l’enquête qui se poursuivra pour arrêter les éventuels complices. Le procureur fait un communiqué le lendemain de l’agression pour signifier que l’affaire a été judiciarisée et qu’il allait prendre en main le dossier.

Aucune autre information n’a filtré sur l’identité de l’agresseur, ni le mobile du crime. On apprend sur RFI que le jeune était sous l’effet des stupéfiants qui l’ont immobilisé pendant 3 jours.

Et 4 jours après le communiqué du procureur, c’est le gouvernement qui communiqué pour nous annoncer le décès du principal suspect.

QUESTIONS :

- En quelle qualité le gouvernement du Mali se permet il de communiquer sur une affaire qui se trouve entre les mains du Parquet de la Commune II sachant qu’il n’a ni la qualité ni la compétence requise pour le faire.

- Le principal suspect a t’il été mis à la disposition d’une unité d’enquête sous les ordres du procureur ? Si oui, pourquoi ce n’est pas le parquet qui communique en lieu et place du gouvernement qui n’a aucune qualité à le faire ?

- Les investigations dont parle le communiqué du gouvernement ont été menées par qui ? Par quelle unité d’enquête ? Quel parquet ? Quel Procureur ? Quel juge d’instruction ? Ou c’est la Sécurité d’état qui joue maintenant le rôle du Tribunal ? Sommes nous dans l’épisode 2 de l’affaire dite de destabilisation des institutions ?

- Le communiqué ne parle ni de l’identité de la victime, ni sa profession, ni son lieu de résidence. L’autopsie dont parle le communiqué a été ordonné par qui ? Le procureur de la Commune II ? Le juge d’instruction ? Les parents du défunt agresseur ont ils été informés du décès de leur fils / frère ?

- D’après mes infos, aucun des hôpitaux cités n’a enregistré de patient sous haute surveillance correspondant au descriptif de l’agresseur. Ni les urgences, ni les morgues. Quel est le médecin légiste qui s’occupe de l’autopsie ? Les parents du défunt ont ils été informés de la volonté du gouvernement de vouloir pratiquer une autopsie sur leur défunt fils ou frère ? AUTANT DE QUESTIONS AUX QUELLES IL FAUDRA RÉPONDRE POUR ÉTAYER NOS LANTERNES.

D’ici là, Je trouve que c’est un manque de respect total à l’institution judiciaire et au peuple malien qui ne se laissera duper par personne.

En attendant les réponses, tout ceci est digne d’un mauvais film indou qu’on pourrait titrer le Président et son agresseur fantôme autrement dit « Raashtrapati aur unake pret hamalaavar »

Youssouf Mangara

Le Coup, le 30 juillet 2021