Crise scolaire : les examens de fin d’année débutés dans un climat tendu !
Les examens de fin d’année ont débuté comme prévus comme l’a annoncé le Ministre de l’Education Nationale dans une lettre le 08 Aout 2021 , par celui du CAP, le lundi 09 Aout 2021, au Mali, dans le district de Bamako et à l’intérieur du pays mais sans la participation des enseignants grévistes qui sont en charge des cours. Des altercations ont eu lieu le lundi, jour du début des épreuves, entre les forces de l’ordre et les acteurs scolaires dans certaines encoignures du pays. La participation des élèves à cet examen n’a pas été effective dans tous les coins du pays car empêché par les enseignants en désobéissance civile.
Le Gouvernement intrépide sur la tenue des examens de fin d'année avec ou sans les enseignants se fixe un défi titanesque. Annoncé par le secrétaire Général du MEN dans son communiqué du 30 juillet 2021 s’adressant aux organismes de gestion des examens, le recensement, l'identification et le remplacement des enseignants grévistes ou en abandon de poste par les enseignants du privé, les enseignants à la retraite, les académiciens en collaboration avec les Comités de Gestion et les Associations des jeunes des localités éloignés pour le bon déroulement des examens de fin d'années, comme une piqure de guêpe, les évaluations ont débuté le lundi dernier.
À noter que malgré le mot d’ordre des syndicats de la synergie de l’éducation ordonnant la fermeture de toutes les structures de l’éducation sur toute l’étendue du territoire à compter le lundi dernier jusqu’à nouvel ordre, plusieurs centres d’examens ont ouverts leurs portes. Des sources concordantes, des incidents sont survenus dans la ville de Sikasso entre les enseignants et les forces de l’ordre.
Il est bon aussi de rappeler que certains Directeurs de Centre d’Animation Pédagogiques ont été compréhensifs en refusant toute présence de force de l’ordre devant lesdites structures pour couper court à tout affrontement.
Dans leur communiqué du 10 Aout 2021, les syndicats de l'éducation signataires du 15 Octobre 2016, ont condamné les arrestations, qui selon arbitraires, qui ont visé les enseignants les 09 et 10 Aout lors des manifestations pacifiques relatives à la fermeture des structures scolaires de l’éducation, souhaité prompt rétablissement aux blessés et leur ont exhorté à la résistance « aux forces du mal pour que la victoire du bien sur le mal soit une réalité », ont-ils indiqué. Faut-il le rappeler, depuis l’arrivée du PM Dr Choguel Kokala Maïga , les tensions ont toujours été au rendez-vous entre le Gouvernement et cette couche sociale suite à l’unification de la grille indiciaire par un décret pris par le Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, et son premier ministre Dr Choguel Kokalla MAIGA, abrogeant toute disposition antérieure.
Il n’est pas inutile de faire l’apanage que les mêmes têtes qui ont soutenu les enseignants dans leur lutte pour l’obtention de l’application de l’article 39 sous le régime d’IBK se retrouvent aujourd'hui aux affaires. De ce fait, leur soutien aux enseignants n’était-il pas que par la bouche sachant bien que l’article était inapplicable ? En tout état de cause, des sources fiables, plusieurs candidats ont malencontreusement raté le début des épreuves du CAP.
Les autorités organiseront-t-elles un examen pour ces enfants issus des familles pauvres, ultérieurement ?
Il est plus que nécessaire que les autorités engagent un dialogue franc et sincère avec cette couche sociale au lieu d’envisager des mesures qui risqueraient de la radicaliser. C’est toujours en discutant qu’on parvient sur un accord.
Que Dieu fasse enfin que ces deux parties se regardent de nouveau dans les yeux pour le bonheur des enfants innocents !
Bakary Traoré !
Le Coup, le 13 Août 2021