AFFAIRE RAS BATH VERS SON ÉPILOGUE !

AFFAIRE RAS BATH VERS SON ÉPILOGUE !

AFFAIRE RAS BATH VERS SON ÉPILOGUE !

Le Collectif pour le Développement de la République (CDR) , plus que déterminé pour obtenir la libération de son porte-parole tout en demeurant constamment rattaché aux règles républicaines et démocratiques. À noter au passage que le mouvement a fait l’objet de multiples abus de la part des autorités, du début jusque là où on vous écrit. Son porte-parole, Mohamed Youssouf Bathily reste toujours incarcéré à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako. Il n’est pas à rappeler que RASBATH a été enlevé à son domicile, le 21 décembre dernier par des agents de la Sécurité d’Etat.

Depuis, le CDR emprunte plusieurs voies et moyens légaux pour avoir gain de cause. Ils se sont, dans un premier temps, battus corps et âmes dans le strict respect des lois de la République pour la judiciarisation de l’affaire. Pour ce faire, des demandes de manifestation et des sit-in dans le plus grand respect des mesures barrières décrétées par le Gouvernement de transition. Celles-là ont été mises à l’eau par les dignitaires. C’est à la suite de celles-ci qu’a été organisée une première caravane qui n’est soumise à aucune autorisation selon leurs avocats. Ladite caravane dénommée « Caravane du Peuple » a été réprimée par les forces de l’ordre campées au niveau du rond-point du monument Palestine ( Rail-Da ). Aucun motif n’a été avancé par les autorités du pays à la suite de l’arrêt de cette caravane . Le 05 février dernier, les militants de l’association s’étaient encore donnés rendez-vous pour une deuxième caravane. Sous peu de temps avant l’heure prévue, comme dans un film, une horde de force de l’ordre a envahi les alentours du QG de CDR sise à Djélibougou Marché. En l’occurrence, des responsables de la cellule crise du CDR, une information tombe, émanant des officiers de la police présents, la caravane est annulée sans motif valable. Lorsque les gens étaient sur le point d’entrer à la maison, bienvenues à des séries d’arrestation de tous ceux qui portaient la photo du « guide Ras Bath » du CDR, sur leurs tenues vestimentaires ou l’affiche « LIBEREZ RASBATH » sur leurs engins à deux roues, menottés comme des voleurs et conduits vers le Commissariat du troisième arrondissement.

Suite à l’intervention de Boubacar Yalcoye , Boubacar Samake et autres, ils ont été relaxés dans les environs de dix huit heures.

Dans cette affaire dite, de complot contre le Gouvernement de transition, le mardi 16 février dernier, l’ancien Avocat Général auprès de la Cour d’Appel de Bamako Alou Nampé a « requis la nullité de la procédure et la demande de levée des mandats de dépôts », avait posté Me Mamata TOURE depuis son compte du réseau social Facebook. L’espoir renait mais avant la semaine suivante, des mutations ont été effectuées et le dossier à été rabattu. Un dénouement heureux car les nouveaux ont tenus les mêmes dires que leurs précédents ; plus loin, ils ont demandé la libération des personnes incarcérées depuis quelques mois dont Ras Bath ,Vital Robert Diop, directeur général de la société PMU-Mali, Mahamadou Koné, trésorier payeur général, Aguibou Tall, directeur général adjoint de I’AGEFAU, ainsi que Souleymane Kansaye, receveur général du District. Peu de temps après, aux environs de quinze (15) heures, la devanture de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako avait commencé à refuser du monde dont la majeure partie était des membres du CDR et sympathisants de RAS BATH. C’est après cela qu’une autre information tombe, clamant un « pourvoi » du Procureur Général en cassation. Les avocats de la défense ont dénoncés le maintien de leurs clients en prison .

Les yeux sont dorénavant fixés sur la Cour Suprême car l’affaire est désormais devant la chambre criminelle de la dite Cour. Selon une source bien introduite le Procureur Général a déjà déposé son mémoire et les avocats de la défense en-ont fait de même pour leurs réponses. L’histoire s’écrit peu à peu au Mali. Le tout finira un bon jour par la joie des uns, le regret et la désolation des autres.Dixit le célèbre écrivain malien Amadou Hampâté Bah, dans un passage de l’Etrange Destin de Wangrin « quand la justice tarde à agir, c’est qu’elle est allé de loin chercher des bâtons mous et flexibles pour mieux châtier les coupables ».

Malgré tout cela, le Collectif pour le Développement de la République est resté lui-même. Il ne s’est pas laissé tomber dans le jeu de violence pour se faire entendre et le monde a su autant de choses sur cette affaire de par son savoir faire.

Un bon ami, une bonne épouse, une bonne mère et la sagesse, sont des dons providentiels que Dieu n’accorde pas en grande quantité. Par ailleurs, des hommes convaincus sont dignement restés fidèles à RASBATH et avec une vallée de sagesse.

Pensionnaire, il est libre dans sa pensée comme le petit fils du vendeur de beignets et courtois avec son entourage, selon ses visiteurs quotidiens. S’il était encore au chevet de ses partisans dans cette lutte, il serait encore plus fier d’eux de n’avoir pas entamé des voies de déstabilisation d’un pays aussi fragile que le nôtre.

Espérons que la Cour Suprême s’exprime très prochainement sur ledit dossier et tranche à son tour selon la loi et au nom de l’histoire.

Kémoko Diabaté

Le Coup, le 02 avril 2021