Koulikoro : Les élèves-maitres sourient enfin après des mois de retard de leurs bourses de vacances. Koulikoro, un cas particulier de retards de bourses. Les élèves-maitres des trois IFM relevant de la région de Koulikoro sont restés à l’attente de leurs bourses de vacances jusqu’en ce mois de janvier 2021. Depuis cinq mois, ces jeunes étaient sans nouvelles de leurs bourses de vacances pendant que toutes les autres régions du pays avaient reçus les leurs depuis le mois de septembre pour certains. Il a fallu qu’ils sortent de leur silence pour que les autorités de la région de Koulikoro à qui la gestion de ces sous sont confiés réagissent. À qui la faute ? Si les bourses n’étaient toujours pas arrivées au Conseil régional jusqu’au déclanchement de la grève des administrateurs civils, alors l’Etat est responsable d’avoir priorisé les autres régions par rapport à la région de Koulikoro. Alors que, bien avant le concours d’entrée dans les écoles des Instituts de Formation de Maitres, le quota des admissions est connu. La répartition de leurs bourses ne doit aucunement prendre du retard car ceux qui font généralement ces concours se retrouvent dans des coins lointains de leurs écoles d’accueil. Leur seul espoir demeure leurs bourses et surtout celles de fin d’années. Si celles-ci prennent du retard, cela créé une frustration chez eux et autant de démotivation dans l’apprentissage. Au jour où nous sommes, les élèves-maitres sont enfin dans leur « droit », nous ont affirmés nos sources au sein de ces trois Instituts de Formation de Maitres. Le plus impressionnant dans ce pays est que l’impunité est solidement ancrée dans la gestion du pays que les aisés ne se font aucun souci de piétiner des pauvres gens dans la boue comme bon leur semble mais aussi justifiable. Les nouveaux dignitaires du pays doivent s’appuyer sur ces genres de traitements qui deviennent de plus en plus la norme pour que plus jamais ces élèves ne pleurent leurs bourses. Il faut préciser une information majeure, les réquisitions prennent toujours une année de retard dans la plupart des Instituts de Formation de Maîtres. Les sortants qui ne reviennent plus chercher les leurs, estimées à des sommes d’argents de : dix-milles (10000 FCFA), quinze-mille francs (15000 FCFA), voire quarante-mille francs (40000), nul ne sait la destination de ces bourses (sont-elles reversées dans la caisse de l’Etat ou utilisées pour d’autres fins ?), la question reste posée. Que Dieu bénisse le Mali et les maliens ! Kemoko Diabaté Le Coup, le 15 janvier 2021