La démocratie en Afrique ou la dictature en miniature ? La démocratie, le régime politique sous lequel le pouvoir appartient au peuple, occupe moins de place sur le continent africain car nous ignorons son véritable sens. Ainsi, comme nous a légués l’emblématique Président Américain, Abraham Lincoln « la démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Le peuple d’Afrique tout comme les dirigeants du continent ne l’ont jamais abordée en ce sens. Certains de nos pays avant l’avènement de la démocratie ne connaissaient pas certains maux comme la mal gouvernance. Cependant, avec l’arrivée de ce régime politique tout est devenu faisable et justifiable. Au Sommet de nos services publics, c’est le laisser-aller et le laisser-faire. Le peuple ne cesse de se lamenter et de revendiquer ses droits. Ceci s’explique au Mali par les grèves qu'on a connu au cours de l’année scolaire 2019-2020, celle bâclée et outragée, les multiples grèves des agents de la santé qui se font sentir pratiquement chaque année. En Afrique à ceci s'ajoutent la corruption à ciel ouvert, le népotisme, le favoritisme sur le marché d’emploi et le tripatouillage des élections. Le peuple ne détient qu’un semblant de pouvoir sinon les vrais détenteurs du pouvoir sont tapis dans l’ombre. Et même si le peuple engageait poursuites le plus souvent, celles-ci n'aboutiront pas à cause de la corruption de l'administration . C’est en tout cas triste et pathétique de voir une minorité écrasée l’honneur et la dignité d’une majorité, voire compromettre son avenir. Les élèves issus des familles pauvres passent plus de temps au dehors qu’en classe qui leurs permettent d’avoir un niveau qui s’en va en accru descendance chaque jour. Les malades sont abandonnés dans les hôpitaux. Les acteurs sanitaires se plaignent d’un réel manque en ressources humaines et matérielles. Les universités sont devenues des centres de formation de chômeurs. Les populations ne se sentent plus en sécurité où qu’elles soient. Les politiques se sont au préalables préoccupés de l’éducation de leurs enfants que de l’avenir commun de la nation. Au lieu de remédier à tous ces maux, ils se réfugient dans des véhicules climatisés pendant que le bas peuple vit et meurt de faim et de soif. Le changement ne viendra jamais du ciel, si on ne change pas notre façon d’être. Il n’est pas inutile de faire l’apanage qu’il est difficile de bâtir une nation forte et régalienne sur le faux-fuyant et l’injustice. Il revient aux dirigeants d’Afrique de mettre tous les enfants sous le même pieds d’égalité pour qu’enfin les enfants d’une même et seule nation se regardent de nouveaux dans les yeux. La volonté y est, le changement sera fatal. Qu’Allah bénisse l’Afrique et les Africains ! Zoumana Diakité Le Coup, le 11 février 2021