L'Accord d'Alger, application textuelle

L'Accord d'Alger, application textuelle

L'Accord d'Alger, application textuelle. Après l'insurrection des militaires le 18 Août dernier, ont été tenues en République du Mali des concertations nationales les 10 et 12 septembre 2020. Les conclusions ont données la désignation d’un Président et d’un vice Président désignés par un collège sous la direction de l'Ex CNSP ; la nomination d’un Premier Ministre par le President de transition conformément à la constitution du 25 février 1992 avec un Gouvernement d’au plus 25 membres ; enfin la mise en place d’un parlement transitoire. Dans le Gouvernement ainsi que dans le CNT, nombreux sont les militaires qui ont signé leur entrée. Les nouveaux dignitaires qui, à travers le Président a parlé de l'application de l'accord d'Alger . Rappelons que cet accord fut l'objet de tant de remous, les anciens Gouvernements du clan IBK peuvent en témoigner. Il faut préciser que l'accord pour la paix et la réconciliation, issue du processus d'Alger, signé en 2015 entre la CMA , la plateforme et le Gouvernement de Bamako en compagnie des groupes armés pro-gouvernementaux, a suscité depuis sa signature des débats publics sur des différentes ondes. Certains le soutiennent et d'autres pourfendent. Le Gouvernement signataire du régime déchu d'IBK n'a pas pu l’appliquer en intégralité malgré ses avancées. Cet accord a aussi joué un rôle essentiel dans la chute de son régime. Selon le concept malien, le document produit ne peut guère amener une paix durable dans le pays que l’on a fort longtemps attendue et qu’il ne fera que de briser les tissus sociaux davantage car il risquerait de semer la division et le favoritisme entre les populations qui, risqueront d’accoucher à un esprit de haine et de vengeance entre les uns et les autres. Le Gouvernement de transition réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué ? Wait and see ! Bakary Traoré Le Coup, le 11 février 2021