Le calvaire des aides ménagères dans les familles de la capitale : parlons-en !
Ces jeunes filles laissent leur familles derrière elles, non seulement au profit de la recherche de trousseaux de mariage mais aussi pour aider leurs parents. Arrivées dans les grandes villes, elles sont les premières à se lever et les dernières à se coucher dans la maison. Nos sœurs-ci viennent dans la ville en espérant avoir une vie meilleure que celle du village. Une fois confiées à des patronnes, leurs rêves se métamorphosent en cauchemar. Elles accomplissent toutes les tâches de la maison sans exception: la vaisselle, la lessive, préparer le repas, s'occuper des enfants , toutes ces tâches confiées à une seule personne. Quelles braves femmes sont-elles ! Elles bossent sans répit. Traitées comme des inhumaines à cause des gains infirmes, elles ne reçoivent pas des soins de qualité.
Lorsqu'elles tombent malade ou en cas d’accident de travail, une partie de leurs rémunérations est utilisée pour les soigner pour couvrir ce désagrément, en plus d’être exposées aux dangers dont les grossesses non désirées, souvent même les auteurs nient la paternité. Ces jeunes filles sont harcelées sexuellement, violées puis menacées pour qu'elles se taisent.
Entre la pression de leurs concubins et celle de leurs parents, certaines d’entre elles abandonnent tristement leurs enfants à la merci de la rue. Il est temps de comprendre que ces jeunes ont le même privilège que n'importe quels autre travailleur. En conséquence, elles doivent bénéficier du même traitement. Ces aides-ménagères sont le socle de la maison, vu que leurs patronnes de maison ne sont, d’une part, pas bien initiées aux travaux ménagers, mais surtout occupées à d’autres fins, d’autre part.
Sans l'intervention des aide-ménagères certains couples, les nouveaux mariés se divorceront du jour au lendemain. Il est temps de reconnaître la bravoure et la ténacité de ces jeunes filles battante.
Des conditions de vie différentes mais des créatures de Dieu nous sommes. Il suffit juste de comparer ses doigts pour voir la différence entre les hommes.
Certes le statut social nous différencie mais toute âme mérite de la considération .
Korotoumou Samaké
Le Coup, le 13 Août 2021