Politique : Ils crient tous au changement et meurent tous à la tête de leur parti en tirant la couverture sur eux-mêmes ! Rappelez-vous que la belle parole n’est pas toujours vraie ! Quand Dieu a crée l’homme, Il a couvert la langue avec une haie de dents ayant comme porte les lèvres bilabiales comme s’Il interdisait aux humains de parler. Au Mali très peu d'hommes politiques joignent l’acte à la parole. La duplicité devient la norme quand la cupidité tient les esprits. Ce terrain devient de plus en plus celui de quoi mettre entre les dents. Qui dit « parti politique » dit le regroupement d’hommes et de femmes qui, souhaitent diriger le pays pour bâtir une nation forte. Dans le notre qui est le Mali, ceci devient tristement un terrain de « struggle for life ». Pour certains politiques, dans la guerre d’intérêts personnels tous les coups sont permis pour parvenir à ses fins. Si leur arrivée au trône a comme seul obstacle le respect des lois de la République , alors c’est licite de leur violer. D’autres créent des partis politiques sans directive ni conviction et crient par la suite en se faisant passer pour des « sauveurs » , les seuls capables de mener ce peuple vers une société idéale. Un réel quiproquo sémantique. Il n’est pas inutile de faire l’apanage que des sacrifices de toute espèce sont les bienvenus chez eux pour arriver a leur gain. La conduite à la mort de plusieurs jeunes gens dans le courant des récents événements qu’a connus le pays en est une parfaite illustration. Le début du deuxième quinquennat du President déchu IBK connu autant d’événements houleux jusqu’à la chute du régime le mardi 18 Aout dernier. À la suite du départ du régime d’IBK, les politiques ont maintenus la pression sur les nouvelles autorités transitoires . N’ayant aucun programme après putsch, ils se sont retrouvés en conflit d’idées entre eux qui tire comme source ( le partage de gâteau et la course pour les élections présidentielles de 2022 ) pendant que les populations du centre sont terrorisées, celles du grand nord oubliées, entre temps les habitants du sud tirent sur la sonnette d’alarme sur l’expansion des menaces terroristes. Ils crient tous au changement et meurent tous à la tête de leur parti en tirant la couverture sur eux-mêmes, est-ce cela le changement ? Les ennemis de la paix opèrent au nord et au centre, les politiques au sud, face à un peuple floué. Moult personnes dénonçaient la gestion chaotique et calamiteuse du régime sortant voyant les épreuves à l’ordre du jour à l’époque se sont passés de nos jours à des promoteurs des mêmes façons d'être. Il est légitime de le préciser que ces comportements sont aberrants et ne serviront à rien que de plonger le pays dans un trou deux fois plus profond. Le malien réel se lamente, saigne, souffre, puis meurt, et pire, ignoré par le pays à qui il a tout donné. Dans ce Mali où les ténèbres (des gens qui n’ont aucun principe) s’efforcent à éteindre la lumière (ceux qui ne ratent aucun moment de l’histoire sans prévenir qui de droit sur les dangers qui planent), ne serait-il pas mieux que chacun crée son parti dores-et-déjà pour des raisons suivantes fonds de financement des partis politiques , avoir le gain facile ? Bakary Traoré Le Coup, le 11 décembre 2020