Espace CEDEAO, à quand la libre circulation des personnes ?

Espace CEDEAO, à quand la libre circulation des personnes ?

CHRONIQUE DE KRYMO :
Espace CEDEAO, à quand la libre circulation des personnes ?

La communauté Économique de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avec ses 15 États dont la population en 2017 s'estimait à plus de 340 millions d'habitants et une superficie de 5 12 903 Km2 a pour but de faciliter les échanges et la libre circulation entre les membres des États qui la composent. L'idée n'était pas mal, une idée salutaire. Mais la réalité sur le terrain est tout autre. Si les marchandises qui normalement doivent subir un vrai contrôle de ce nom compte tenu de la menace djihadiste qui sévi dans la zone, non, ça ne contrôle plus bien les marchandises, nos frontières sont devenues de véritables gros passoires de marchandises de tous genres. Les contrôleurs se basent sur un seul aspect, le nombre de passagers étrangers même s'ils sont des membres de la CEDEAO, et commencer à leur prendre de l'argent, juste parce-que qu'ils ne sont pas des nationaux.
Les différents postes de contrôles dans les États de la CEDEAO et à leurs frontières, au-delà de leur statuts de postes de controle, sont devenus véritables barrières mises en place pour la raquette des passagers. La peur prend les passagers quand ils arrivent à un poste. Une seule question leur vient en tête: " Combien allons-nous payer encore ?".
Aucun car, aucun passager en terre étrangère ne peut échapper à cette raquette. Même quand le voyageur a tous ses documents au complet, Il n'y a pas ce poste où celui-ci ne débourse pas au moins mille francs (1000f) ou deux mille francs (2000f). Si l'habitude est une seconde nature, cette forme d'obliger les gens à payer de l'argent avec les usagers est comme du vol.
De Bamako à la frontière ivoirienne, on a au minimum trois postes de contrôle où les passagers ivoiriens sont forcés de payer. D'Abidjan à la frontière malienne, on note aussi au moins trois postes de contrôle ivoiriens où les maliens malgré leurs cartes d'identité sont forcés à payer. Nos documents( NINA, Cartes consulaire, Passeports,...) ne servent plus rien aux postes. Qu'on l'ait ou pas, on paye! Voilà pourquoi Certains ont jugé bon de ne plus présenter de pièces lors des contrôles, parce-que c'est peine perdue, l'argent ou bien tu descends du car et ton voyage risque de s'arrêter là. C'est le même scénario à toutes les frontières des pays membres de cette communauté ouest-africaine. Quelle honte ! oui quelle honte ! quand je vois chaque jours sous le chaud soleil dans nos différentes capitales, on s'en prend à la France, alors entre nous africains, pire,entre nous ressortissants de l'Afrique de l'Ouest, la pitié n'existe pas. Si nous ne critiquons pas ces faits afin qu'ils puissent prendre fin alors comment voulons-nous que les autres puissent nous respecter ?
À chaque fois quand on pose la question aux agents de contrôles, pourquoi ce comportement, aucune réponse satisfaisante. Pire, souvent, au lieu de réponse, on te menace, juste parce-que tu veux porter atteinte à leur business. Voici mon Afrique, qui veut tourner dos à la France mais qui en même temps nourrit la haine entre frères. C'est triste!
Pourtant, on nous casse les tympans nuit et jour en nous prêchant que la zone CEDEAO est une zone de libre circulation des biens et des personnes. Cette vérité prêchée n'a de nom qu'un gros mensonge dicté par nos dirigeants, un piège dans lequel les pauvres usagers tombent à tous moments. Il n'y a jamais eu de libre circulation dans la zone CEDEAO, mais plutôt une libre raquette qui ne dit pas son nom.
Certains disent que les autorités ne sont pas au courant de ce business juteux, par contre d'autres disent qu'elles sont belles et bien informées de cela car leur part du gâteau est souvent gros. Qu'à cela ne tienne !
De mon point de vue, je dirai que si ces autorités qui parlent d'unité africaine et de libre circulation deviennent elles-mêmes une entrave soit par l'instauration des raquettes aux postes et aux frontières ou bien être au courant que cela existe mais ne font rien pour l'arrêter en sanctionnant à chaque fois les auteurs, qu'on mette fin à cette CEDEAO devenue aujourd'hui un fardeau pour ses membres. Quand à la jeunesse africaine, il est temps de quitter dans ces discours populistes souvent teintés de couleurs politiques et dénoncer ici à l'intérieur car toi jeune malien qui voyage par voie terrestre, juste après la frontière tu deviens une machine à sous pour les agents de contrôles de nos pays frontaliers, mais de retour à Bamako, pourquoi tu ne lèves pas la voix contre cela si vraiment tu es panafricain ou panafricaniste, car être panafricain ou panafricaniste, ce n'est pas seulement un vain mot, c'est un comportement qui doit se sentir dans nos faits et geste. Et ce combat contre la requête dans les postes et frontières entre États-africains doit être le plus grand combat pour un panafricain.
Farafina krymo
Journal Le Coup