L'ÉCOLE MALIENNE, DE L'HÔPITAL VERS LE CIMETIÈRE !

L'ÉCOLE MALIENNE, DE L'HÔPITAL VERS LE CIMETIÈRE !

L'ÉCOLE MALIENNE, DE L'HÔPITAL VERS LE CIMETIÈRE !

C'est un communiqué du comité AEEM de Bafoulabé cercle de Kayes émaillé de graves fautes qui a appuyé sur la sonnette d'alarme. L'heure est grave !
Je ne parlerai pas du passé glorieux de l'école malienne ici mais de son présent inquiétant et son avenir incertain, cela parce-que nous ne sommes pas dans une classe où se dispense actuellement un cour d'histoire mais plutôt sur un terrain où sans un bon système éducatif, pas question d'émergence.
Le moteur du développement de mon pays est en panne.
Aujourd'hui, il va s'en dire que le navire "école malienne" est entrain de chavirer sous le regard froid du capitaine et de tout l'équipage à bord. Même le simple boutiquier du quartier le sait. Plus rien ne va !
Chacun rejette la faute sur l'autre. Si les parents d'élèves ne cessent d'accuser le système éducatif qu'ils qualifient de vieux et dépassé, les enseignants eux s'en prennent aux élèves qu'ils qualifient de paresseux, nuls et de leurs parents qui ne s'occupent pas du suivie des enfants à la maison. Quant aux élèves, la faute incombe les enseignants dont le niveau ne faire que chuter de jour en jour.
Mais pendant combien de temps encore allons nous rester là, les bras croisés dans cette spirale d'accusations sans pour autant conjurer les efforts pour trouver une voie de sortie du puits perdu dans lequel est tombée l'école malienne ?

L'élève malien, la fausse marchandise

Aujourd'hui les élèves maliens sont comme des fausses marchandises. Leurs valeurs ne valent plus rien sur le marché de la concurrence. Notre système éducatif va mal et nos diplômes sont la risée de la sous-région. Sur un classement récent des deux cents (200) meilleures universités d'Afrique, alors que des université des pays voisins occupaient de bons rangs, aucune université du Mali n'a été citée. C'est une honte nationale. Personnellement j'ai été blessé au fond de moi.

Alors à qui la faute ?

Les problèmes de l'école malienne sont nombreux et partagés. Ils incombent à la fois élèves et parents, enseignants et autorités.
C'est au Mali tu verras des parents qui ne savent même pas dans quelles classes se trouvent leurs enfants. Peut-on les appeler parents d'élèves ? C'est dans ce même pays que tu trouveras des élèves qui savent tout de facebook, des statuts de WhatsApp, d'instagramm, de snapchat que d'une petite recherche instructive sur Google.
Les autorités qui sont en charge de l'école réfléchissent à tout sauf comment la sortir du gouffre. On se demande à qui profite tous ces milliards votés pour sauver l'école.
Chaque jour, le nombre d'écoles fermées augmente. On se demande quand est ce que solution sera trouvée.
Parlant des enseignants, je me demande sur quelles bases certains sont recrutés. Quelqu'un qui ne sait pas ce que c'est qu'une fiche de préparation de cours, comment pourra t-il dispenser ce cours ? Des enseignants qui mettent doutent souvent s'il faut dire "la" ou bien "le".

Les résultats de tout ce qui précède sont les suivants: des élèves en 6e année incapables de lire le syllabaire; des collégien(ne)s qui ne peuvent conjuguer un verbe du 1er groupe au présent; des lycéen(ne)s qui ne savent pas faire la différence entre l'introduction d'un sujet et sa conclusion; des étudiant(e)s qui n'arrivent pas à former une phrase simple et qui passent tout leur temps à s'entretuer. Je ne parlerai pas de comment les diplômes sont obtenus; tous, nous le savons.
Tant que parents, enseignants, élèves, autorités, continueront à se renvoyer la balle de la culpabilité au lieu de trouver ensemble une solution, l'école malienne continuera à sombrer dans un chaos et laissera libre cour aux charognards de continuer à nous réduire en esclaves économiquement, politiquement, nous dicter leurs lois comme ils savent bien le faire actuellement car une nation sans un bon système éducatif est une tendre charogne.
À vendredi prochain.
Farafina Krymo

JOURNAL LE COUP