CHRONIQUE DE KRYMO !
Bamako, à quand des routes dignes d'une capitale ?
Si certaines entreprises sont des professionnels dans le domaine des travaux publics et font bien leur travail, d'autres par contre manque de professionnalisme et ne méritent pas d'être citées comme exemple. On se plaint tout le temps du fait que la plupart des marchés de bitumage des voies publiques sont octroyés aux entreprises étrangères mais est ce que quelque la faute ne vient pas des mauvais résultats que produisent certaines de nos entreprises nationales.
Nous courons derrière les marchés mais dès qu'on les a, on ne pense pas à sa bonne exécution mais plutôt à mener une vie de luxe avec tout l'argent et miser des miettes dans les travaux. Et comme les matériaux ne sont pas de qualité vu que tout l'argent a été delapidé, c'est bonjour deux mois après avec des nids de poules et des puits de chameaux partout sur le goudron.
Lorsqu'on te donne le nom de l'entreprise en charge de refaire la route gâtée, lorsque qu'on te fait visiter ses machines, sa main d'œuvre, tu te dis qu’une fois la route terminée, le bitume pourra faire une bonne vingtaine d'années sans être endommagé.
Que pluie et autres ne pourront rien pour le détruire. Mais chose étonnante, à peine que le chantier fini, la dégradation commence. Certains bitumes ne peuvent même pas faire les six mois sans que la même route se dégradent. Surtout en période d'hivernage à Bamako certaines voies ne sont pas à conseiller même à sont pire ennemi où l'eau stagne partout sur les voies comme sur les pistes menant dans les villages.
Cet état des routes empêche la fluidité de la circulation mais aussi contribue à endommager les engins, créent parfois des accidents. Allez y vous renseigner, on vous dira que ce sont des entrepreurs maliens, mieux, on te dira que c'est l'entreprise d'un tel ou d'une telle, les intouchables de la nation, ceux ou celles qui font comme bon les semble et qu'en retour on ne puisse rien leur faire. Des entreprises poussent partout rien que pour magouiller l'argent du contribuable. Il est temps que ces choses changent.
L'Etat doit suivre étape par étape les chantiers, punir les auteurs des travaux mal exécutés pour qu'ils servent de leçon aux autres. Donner tous les marchés aux entreprises professionnelles, capables et honnêtes. C'est en cela que nos voies publiques seront bien faites, ressembleront à celles des autres capitales et dureront dans le temps pour le bien de tous.
Farafina krymo
Le Coup, le 30 juillet 2021