Ras Bath le soutien aérien à la démocratie malienne !
Silence radio au Mali, Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, le guide de la révolution malienne, appelé tendrement par les militants de son association très engagée de la société civile malienne, ce nom à fait l’objet de plusieurs débats depuis des mois. Pour rappel, l’affaire dite « déstabilisation des institutions de la République » a éclaté fin décembre 2020, à la grande surprise des maliens sans noter le lot de stupeur qui l'accompagna. Parmi les accusés figure RAS BATH, un homme profondément respectueux des valeurs républicaines et démocratiques. L’information judicaire qui a été ouverte par le parquet de la commune lll du district de Bamako, concerne, Vital Robert Diop, directeur général de la société PMU-Mali, Mahamadou Koné, trésorier payeur général, Aguibou Macky Tall, directeur général adjoint de I’AGEFAU, ainsi que Souleymane Kansaye, receveur général du District.
Il a appris à une large partie de la population malienne à s’intéresser à la gestion de la cité(le contrôle citoyen). Ses critiques sont plus objectives que subjectives. Si un serviteur de la nation venait de poser un acte symbolique, il ne se fait aucun gène de le porter à la connaissance du grand public et le contraire avec ses effets, il est avec tout le monde de par sa propension à être généreux et n’est d’aucun de par ses côtés malheureux.
Pour preuve, lors du putsch qui a eu raison du regretté Feu Amadou Toumani Touré en 2012, il l’a vigoureusement contesté au prix de sa vie pendant que tous criaient à une quelconque victoire. Tel fut récemment son opposition au fameux mouvement contestataire au régime d’IBK. Il n’est arrivé aucun moment de l’histoire d’où il s’est mêlé à de tels mouvements de déstabilisation des régimes légaux et légitimes.
Raison pour laquelle, il s’est lancé dans la sensibilisation pour que le peuple vote massivement pour faire barrage au President déchu sortant lors des dernières échéances électorales présidentielles. Ce scrutin avait été malencontreusement truqué. Nonobstant, il n’a pas voulu déstabiliser un pays comme le nôtre (fragile et terrorisé) par les forces du mal. Le temps par finir l'a blanchi car tout ce qu’il avait prédit comme impacts négatives de la réélection d’IBK s'est malheureusement avéré au yeux de tous. Toutes ces chronologies prouvent à suffisance que l’homme, symbolise le lion et incarne la bravoure puis met sa bravoure au profit de tous sans exception et sans état d’âme. Il est pensionnaire désormais de la Maison centrale d’Arrêt de Bamako depuis le 31 décembre 2020. Si c’était un autre citoyen, pris à ce jeu, il aurait lui-même recueilli des informations à la source, le monde l’aurait su, des vérités toutes crues auraient été étalées à la place publique.
Mais c’est lui qui est à la barre, oui celle de l’histoire. Son arrestation a plongé les maliens dans l’obscurité. Nombreux sont ceux qui tournent leur radio pour ne rien manquer de l’actualité lors de sa célèbre émission hebdomadaire dénommée « Grand-Dossiers », qui s’anime à l’accoutumé chaque mercrédi et traite les actualités les plus brulantes du pays. À travers ses analyses, il aide beaucoup les gouvernants en place à relever certains défis et n'hesite pas à dire haut ce que disent les autres bas. Aucune situation sociopolitique ne passe sans qu’il ne le décrypte en sa juste valeur. Il n’est pas sans rappeler qu’il n’a aussi raté aucun moment de l’histoire, en tant qu’homme de droit averti, d’alerter les autorités sur les dangers qui couvent et proposer des solutions idoines pour le bonheur des populations. C’est l’ultime sacrifice que puisse faire tout bon citoyen pour sa nation. Son musellement permettra à bon nombre de personne de se donner des nouvelles virginités politiques après une véritable perte de confiance. C’est aussi une manière de lancer un message fort d’intimidation au monde médiatique de se taire ou de suivre leur lettre directive. Plus d’acclamations que de critiques. La confiance et le respect ne se décrètent pas mais se méritent.
Une référence pour la jeunesse, il l’est et peut la tirer vers le haut. Malheureusement la majeure partie de cette jeunesse n’aime que l’argent et pas les idées novatrices capable d'apporter le changement à l'échelle nationale.
Il faut préciser que la délibération qui était prévue pour le mardi 23 février 2021 n’a pu être le cas, car des juges devant statuer sur le dossier ont reçu les notifications de leur mutation et c’est ce qui ne leur à pas permis de siéger au niveau de la même instance. Notons aussi que la réouverture du débat a été faite le mardi 02 mars 2021, la chambre d’accusation de son côté a annulé la procédure et les mandats de dépôts en compagnie de la mise en liberté des détenus, avant la demande de pourvoi du parquet .
Le combat de la vérité bat son plein. Le contenu dudit dossier est vide et connu de tous selon les avocats de La défense . Le CDR se dit confiant en la justice. Le pays tangue, la justice malienne face à l’histoire. La crédibilité des autorités de transition qui souffrent de légitimité, de légalité et de popularité est en jeu. Le peuple malien reste en spectateur, le monde en télé spectacle. Et si cette affaire persiste pour des mois, quelles peuvent être les probables conséquences sur l'avenir de la nation ?
Le temps nous édifiera.
Kemoko Diabaté
Le Coup, le 05 mars 2021