Université : L,M,D un système de destruction de l'avenir estudiantin
Il faut un débat bis sur ce système.
Pour ceux qui l'ignorent, le système L,M,D est une abréviation du terme Licence, Master, Doctorat, un système de formations universitaires inspiré des pays anglo-saxons entre autre les États-Unis, le Canada, la grande -Bretagne, l'Australie, généralisé dans les pays européens et Africains. Il se développe dans de nombreux pays au goût du jour. En effet, le Mali à fait son adhésion officielle au système lors du conseil de ministre le 24 Décembre 2008. C'est grâce à une instruction ministérielle par la lettre circulaire N0 2014-00674/MESRS-CAB du 29 juillet 2014 que tous les établissements d'enseignement supérieu r ont basculé dans le système à partir de l'année universitaire 2014-2015. Depuis, dans la quasi totalité des universités maliennes, on octroie une « Licence Générale » à la fin du cursus universitaire. Les élèves qui admettent à l’examen du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) en sont une bonne illustration. Arrivée au lycée, ils font un peu de tout à leur première année. Le choix de filière intervient les deux dernières années. Dans les universités maliennes de nos jours, c’est encore pire car sur une période de trois ans d’apprentissage reparties entre six semestres, soit deux semestres par an, les étudiants n’ont malheureusement pas la chance de spécialisation. Si les tous premiers fruits avaient eu ce privilège, tel n’est plus le cas. Ses fruits sont de plus en plus déboussolés, et surtout ceux qui n’ont pas le moyen financier pour le Master. Leurs efforts sont traduits en de la poussière car ils ont un diplôme périmé. Et l'Etat de son côté ne prévoit jusque là aucune alternative à leur égard. Ils passent des années en classe et finissent par voir ces efforts conjugués s’évaporer. C’est en tout cas aberrant.
De ce fait, il est plus que nécessaire que nos autorités s'attèlent pour trouver une solution idoine car si les universités Malienne se traduisent en celles de formation de jeunes diplômés sans emplois, le risque est énorme. Youssouf Mohammar Maïga
Le Coup, le 05 mars 2021